Dessins d'enfants juifs de Theresienstadt et d'Auschwitz - 1942-1945

La cloture avec le chant des Marais.

 

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La cloture avec le chant des Marais.

Réalisé à la mine et à l'aquarelle. Thomas Geve représente ce à quoi se réduit pour lui la vue du monde extérieur, depuis l’intérieur du camp de Gross-Rosen où il a été interné en janvier 1945 après avoir été évacué d’Auschwitz : des barbelés électrifiés, des sentinelles tous les cinquante mètres et un petit bois qui camoufle l’ensemble. Pas d’herbe, pas de fleurs, pas d’oiseaux, le monde extérieur reste celui du camp où prédomine la menace des armes et la présence des geôliers. À ce « monde extérieur » l’enfant oppose le « monde intérieur » celui des détenus. Il transcrit un couplet du Chant des Marais (das Moosoldatenlied) écrit en 1933, par Johan Esser mineur détenu dans un des premiers camps installés dans les marais à la frontière germano-hollandaise. Ce chant se répand de camp en camp et devient un hymne pour tous les déportés et plus tard celui de la mémoire des crimes contre l’humanité. L’enfant oppose au monde extérieur son savoir de déporté: à celui qui est dans le camp la fuite coûte la vie. La version française de ce couplet dit: « Bruit des pas et des armes, Sentinelles jour et nuit Et du sang, des cris, des larmes, La mort pour celui qui fuit. »

 

Conflit : Seconde Guerre mondiale
 
Auteur : Thomas Geve
Date : 1945
Mots clés :  campsbarbelésarmesdétenuscampsentinellesgéoliers
Droits : Cette illustration est extraite de l’ouvrage « Il n’y a pas d’enfants ici » publié chez Jean-Claude Gawsewitch Editeur en 2009


 

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